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Charlaine Bouchard membre du comité directeur du livre blanc sur la chaîne de blocs

21 Novembre 2019
Lancement livre blanc Institut de gouvernance numérique

Après plusieurs mois de travail, l’Institut de gouvernance numérique (IGN) a déposé le 20 novembre 2019 à l'Assemblée nationale du Québec son livre blanc, Registres distribués, l’évolution de la chaîne de blocs entourés d’acteurs impliqués et concernés par cette innovation de rupture, dont le Scientifique en chef du Québec, M. Rémi Quirion. Les travaux de ce livre blanc ont été menés par un comité directeur composé d’universitaires, d’entrepreneurs, d’avocats et d’administrateurs publics, dont la professeure Charlaine Bouchard.

Le livre blanc vise à éclairer les décideurs publics et la communauté d’affairessur cette technologie transformatrice. Les registres distribués bouleversent le domaine de l’archivage et de l’échange sécuritaire des informations, des transactions électroniques, des identités numériques, des dossiers patients, etc. Ils amènent des innovations comme les «contrats intelligents» qui permettent d’automatiser des transactions générant des gains de productivité importants pour les organisations et facilitant la vie des consommateurs, membres, clients, citoyens; la technologie est aussi utilisée de plus en plus par des gouvernements et institutions pour la mise en place de mécanismes de votation électronique ou de consultation populaire.

«À l’heure où les vols de données sont un fléau à travers le monde, à la veille de l’arrivée de la connectivité 5G qui décuplera les données en circulation, au moment où s’amorce la révolution de l’intelligence artificielle, la technologie des registres distribués apparaît comme un élément incontournable. Elle devient un nouveau symbole de cette ère numérique qui fait des données une ressource, et de la sécurité des renseignements personnels, une condition de succès», explique M. Rémi Quirion, Scientifique en chef du Québec et l’un des parrains du projet.

Les registres distribués permettent la décentralisation de la gestion de l’information d’une manière transparente, traçable et inviolable offrant aux États, aux entreprises et aux organisations les plus diverses un moyen d’assurer la sécurité des données et des échanges. «À brève échéance, les registres distribués pourraient devenir l’ossature technologique des transactions numériques à l’échelle mondiale avec un champ d’application illimité», estime le professeur Kaiwen Zhang du département de génie logiciel de l’École de technologie supérieure.

Le potentiel est tel que l’une des études citées dans le livre blanc, émanant du Forum économique mondial, indique que 10% du PIB mondial pourrait être stocké dans des registres distribués d’ici 2027.

Ce livre blanc se veut donc un premier pas afin d’aider le Québec à se positionner. Il a ainsi pour objectifs:

  • de présenter cette technologie de manière simple
  • d’aider à la compréhension du potentiel transformateur et parfois perturbateur des applications qui en découlent
  • de cerner certains enjeux plus spécifiques au Québec en regard du développement et de l’utilisation des registres distribués
  • de décrire les forces et les faiblesses de l’écosystème québécois en la matière
  • de définir des pistes d’action adaptées à la réalité québécoise pour le développement de cet écosystème

Le livre blanc recommande notamment au gouvernement du Québec de reconnaître le phénomène des registres distribués comme un enjeu économique et stratégique incontournable et d’agir en conséquence. Le comité directeur recommande ainsi au gouvernement de s’inspirer du modèle mis sur pied avec le Comité d’implantation de la grappe en intelligence artificielle, et de soutenir un groupe réunissant des experts, des entrepreneurs, des universitaires, des investisseurs pour l’aider à déterminer les meilleurs gestes à poser pour soutenir le développement de l’écosystème, développer les connaissances, stimuler l’innovation et lancer des projets pilotes.

Dans cette foulée, l’IGN propose une démarche d’appropriation des registres distribués crédible et concrète, soutenue par des experts, pour faciliter au moyen de cette technologie, la transformation numérique de l’État, de ses institutions et de l’économie. «Pour le Québec, qui est un leader de premier plan dans plusieurs technologies de pointe, qui compte une communauté d’entrepreneurs très dynamique dans les technologies numériques, la maîtrise des registres distribués devient un atout stratégique essentiel pour affirmer notre leadership dans les créneaux de la prochaine vague d’innovations», soutient M. Jean-François Gauthier, présidentdirecteur général de l’IGN.

Comité directeur et commanditaires

Les travaux de ce livre blanc ont été menés par un comité directeur composé d’universitaires, d’entrepreneurs, d’avocats et d’administrateurs publics. L’Autorité des marchés financiers, Québec Blockchain, Catallaxy (une filiale de Raymond Chabot Grant Thornton), Bitfarms, l’Université Laval, l’École de technologie supérieure ainsi que La Capitale ont aussi contribué à l’exercice. Le Scientifique en chef du Québec, Hydro-Québec, le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, le ministère des Finances du Québec, Finance Montréal et le Hub Saguenay–Lac-Saint-Jean ont rendu possible l’élaboration de ce livre blanc par leurs contributions financières respectives.

À propos de l’Institut de gouvernance numérique

Organisme à but non lucratif, l'IGN vise l'appropriation par les organisations de pratiques exemplaires de gestion de l'information. Sa raison d'être est d'accompagner les institutions publiques et privées dans leur transition vers la gouvernance numérique. La gouvernance numérique redonne une voix aux citoyens, aux clients et aux employés, les replace au centre des priorités des organisations, ouvre un canal de dialogue entre les Québécois et les décideurs et renforce la légitimité de ces derniers.