Conférence-midi «Femmes coupables»
Inscription obligatoire gratuite 📅 Ajouter au calendrier
La période d'inscription est terminée.
Heure:
11h30 à 13h
Lieu:
Salle 2413, pavillon Charles-De Koninck
Pour information
evenements@fd.ulaval.ca
Un repas léger sera offert aux participants et participantes, avec de la pizza au menu.
Description de l'événement
Depuis 2014, l’État islamique a perpétré en Irak et en Syrie d’innombrables crimes à l’encontre de la communauté yézidie, qualifiés dès 2016 par la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU sur la Syrie de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de génocide.
Il a cependant fallu attendre le 30 novembre 2021 pour qu’un premier tribunal national (en Allemagne) reconnaisse pour la première fois ces faits comme constitutifs de génocide au terme du procès de Taha Al-J., un ancien membre de l’État islamique. Depuis, d’autres décisions ont été rendues relativement au même contexte dans ce pays et en Suède, concluant à l’existence d’un génocide et de crimes contre l’humanité (par exemples, les affaires Jennifer W., Jalda A. et Nadine K., et Lina I.).
Ces décisions suscitent de nombreuses interrogations. Comment et pourquoi des juridictions européennes peuvent-elles se déclarer compétentes pour juger des crimes commis en Irak et en Syrie ? Quelles sont les spécificités de ces condamnations, et pourquoi les qualifications retenues diffèrent-elles parfois pour des faits pourtant similaires ? Comment, enfin, les juges nationaux interprètent-ils et appliquent-ils la notion de génocide, un crime international défini en 1948 dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ?
À travers l’exemple des procès de femmes djihadistes en Allemagne et en Suède, Fanny Royen mettra en lumière certains défis majeurs liés à la mise en œuvre des crimes internationaux devant les juridictions nationales.
Informations complémentaires
En savoir plus sur Fanny Royen

Fanny Royen est boursière de doctorat en droit international pénal à l’Université de Liège depuis janvier 2023, au sein de l’équipe de recherche «International Law - ULiège». Diplômée d’un Master en droit (Université de Liège, 2021) et d’un LL.M. en droit international (Centre de droit international, Université libre de Bruxelles, 2022), elle a également étudié à la Universität Wien (Autriche, 2020). Ses recherches, menées sous la direction du professeur Christophe Deprez, portent sur la nationalisation des crimes internationaux, et plus particulièrement sur la mise en œuvre par le juge national de l’incrimination de génocide dans une perspective comparée. Dans ce cadre, elle a été chercheuse invitée au Max Planck Institute for Comparative Public Law and International Law à Heidelberg (2024) et poursuit actuellement un stage de recherche à l’Université Laval, auprès de la professeure Fannie Lafontaine, au sein de la Clinique de droit international pénal et humanitaire.