Conférence-midi «Crimes de guerre: nouvelles technologies, nouvelles preuves?»
Inscription obligatoire gratuite 📅 Ajouter au calendrier
Heure:
11h30 à 13h
Lieu:
Salle 2151, pavillon Charles-De Koninck
Pour information
evenements@fd.ulaval.ca
Organisation
Clinique de droit international pénal et humanitaire (CDIPH)
Résumé de la conférence
Les enquêtes sur les crimes de guerre entrent dans une nouvelle ère. Privées d’un accès direct aux zones de combat, les États, les commissions d’enquête et les ONG s’appuient désormais sur l’imagerie satellite, les drones, l’intelligence artificielle, la modélisation 3D et les méthodes d’open source intelligence (OSINT) pour documenter les violations du droit international humanitaire.
En Ukraine, à Gaza, en Syrie ou encore au Soudan, ces outils permettent de localiser des frappes, d’authentifier des images diffusées en ligne et de reconstituer des scènes de crime à distance. Des acteurs comme Bellingcat ou Forensic Architecture ont démontré la puissance de ces technologies pour analyser et reconstruire des événements à partir de données en sources ouvertes.
Ces technologies facilitent la recherche de la vérité, mais soulèvent aussi d’importantes interrogations juridiques. Peut-on véritablement se fier à ces outils pour garantir la fiabilité, ou encore l’authenticité des preuves recueillies? Jusqu’où la technologie peut-elle suppléer, voire transformer, les méthodes d’enquête traditionnelles?
Informations complémentaires
En savoir plus sur Priyangaa Thivendrarajah

Priyangaa Thivendrarajah est doctorante en droit international. Elle mène une thèse en cotutelle entre l’Université Laval et l’Université Paris Nanterre sur les enquêtes pour les crimes de guerre, sous la direction des professeures Julia Grignon et Marina Eudes. Titulaire d’une licence en droit (Université Paris Nanterre) et d’un Master trilingue en relations internationales et en études asiatiques (Université de Genève et Graduate Institute of Geneva), elle a réalisé des stages au sein de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) en Indonésie et à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire à Paris (IRSEM). Elle est également superviseure-étudiante à la Clinique de droit international pénal et humanitaire de la Faculté de droit de l’Université Laval (CDIPH).