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Subvention de recherche importante pour un projet portant sur l’utilisation de l’IA en polypharmacie auquel participent Pierre-Luc Déziel et Anne-Marie Savard

7 Mai 2020
pilulier

Dans le cadre du Programme de projets de recherche concertée sur la santé, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), en partenariat avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), ont octroyé une subvention de 1,2 M$ pour le projet multidisciplinaire réunissant 14 chercheurs de l’Université Laval intitulé «Déterminer la qualité de la polypharmacie chez les aînés: une approche basée sur l’intelligence artificielle».

La prise de plusieurs médicaments, la polypharmacie, est de plus en plus commune, surtout chez les personnes âgées. Pour l’instant, il n’est pas possible de bien départager quelles polypharmacies apportent des bénéfices et quelles sont inappropriées. En effet, le nombre de combinaisons de médicaments possibles est imposant, et prendre en compte les caractéristiques individuelles de chacune des personnes rend la situation très complexe.

Le projet de recherche qui se déroulera sur une période de 3 ans, visera à déterminer comment l’intelligence artificielle permettra de comprendre ces éléments pour en dégager des normes. Les chercheurs utiliseront les données du Système intégré de surveillance des maladies chroniques du Québec qui contiennent les informations sur les réclamations de médicaments pour l’ensemble des aînés du Québec depuis 1996, de même que les informations sur les services médicaux, les hospitalisations et les décès. Ces données, décrivant l'exposition aux médicaments de chaque individu, permettront d'entraîner un système expert basé sur l'intelligence artificielle pour établir quelles combinaisons, séquences, durées de traitement sont associées à des effets négatifs (ex. hospitalisations, décès) et lesquelles les évitent en tenant compte des conditions médicales et sociodémographiques de la personne.

L’analyse de ces données pourrait engendrer des enjeux éthiques, légaux et sociaux auxquels s’intéresseront particulièrement les professeurs Anne-Marie Savard et Pierre-Luc Déziel, afin d’assurer que les résultats ne conduisent pas à accroître d'éventuelles inégalités dans les traitements que nous observons présentement entre différents sous-groupes de la population. Les résultats serviront à développer la surveillance de la polypharmacie dans la population et apporteront des connaissances nouvelles sur l’usage de médicaments qui pourraient changer la pratique clinique. De nouvelles avenues de recherche en intelligence artificielle seront également explorées, permettant le développement de cette discipline en santé.

Chercheurs principaux

  • Caroline Sirois, professeure agrégée, Faculté de pharmacie, Université Laval
  • Richard Khoury, professeur agrégé, Département d’informatique et de génie logiciel, Faculté des sciences et de génie, Université Laval
  • Audrey Durand, professeure adjointe, Département d’informatique et de génie logiciel et Département de génie électrique et de génie informatique, Faculté des sciences et de génie, Université Laval
  • Valérie Emond, directrice scientifique, Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)

Co-chercheurs

  • Thierry Badard, professeur agrégé, Département des sciences géomatiques, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, Université Laval
  • Alexandre Bureau, professeur titulaire, Département de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine, Université Laval
  • Jacques Corbeil, professeur titulaire, Département de médecine moléculaire, Faculté de médecine, Université Laval
  • Philippe Després, professeur adjoint, Département de physique, de génie physique et d'optique, Faculté des sciences et de génie, Université Laval
  • Pierre-Luc Déziel, professeur adjoint, Faculté de droit, Université Laval
  • Christian Gagné, professeur titulaire, Département de génie électrique et de génie informatique, Faculté des sciences et de génie, Université Laval
  • Sonia Jean, professeure associée, Département de médecine, Faculté de médecine, Université Laval
  • François Laviolette, professeur titulaire, Département d’informatique et de génie logiciel, Faculté des sciences et de génie, Université Laval
  • Anne-Marie Savard, professeure agrégée, Faculté de droit, Université Laval
  • Denis Talbot, professeur adjoint, Département de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine, Université Laval

Collaborateurs

  • Michel Désy, chargé d'enseignement de clinique, Département de médecine sociale et préventive, École de santé publique, Université de Montréal
  • Michèle Morin, professeure de clinique, Département de médecine, Faculté de médecine, Université Laval
  • Marc Simard, biostatisticien et responsable de la surveillance de la multimorbidité dans l'équipe de surveillance des maladies chroniques, Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
  • Marie-Eve Gagnon, étudiante Ph.D., Département de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine, Université Laval
  • Yohann Chiu, chargé de cours, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke