De Lausanne à La Haye: un été de recherche qui nourrit les travaux de Sayouba Kaboré

10 septembre 2026

Au printemps dernier, Sayouba Kaboré se préparait à prendre la direction de l’Europe pour un séjour qui devait lui permettre d’approfondir ses travaux doctoraux. Trois mois plus tard, le doctorant revient de Lausanne et de La Haye avec de nouvelles pistes de réflexion, un réseau élargi et une expérience qui aura nourri sa recherche à plusieurs égards.

Dans le cadre de son doctorat réalisé sous la direction du professeur Charles-Emmanuel Côté, Sayouba Kaboré s’intéresse aux demandes reconventionnelles en arbitrage des investissements. Ses travaux s’inscrivent plus largement dans les domaines du droit international de l’investissement et du développement durable.

Son parcours s’est d’abord arrêté en Suisse, où il a effectué, du 18 avril au 5 juillet, un séjour de recherche à l’Université de Lausanne consacré à l’investissement durable. Accueilli par le professeur Andreas Ziegler et son équipe, il y a poursuivi ses travaux tout en participant à plusieurs conférences à Lausanne et à Genève et en échangeant avec des chercheuses, chercheurs et praticiens du droit.

De Lausanne à La Haye

Candidat au doctorat et récipiendaire de la bourse offerte par la Faculté, Sayouba Kaboré a ensuite pris part, du 6 au 24 juillet, aux cours d’été de l’Académie de droit international de La Haye.

Pendant près de trois semaines, il a suivi les enseignements de spécialistes du droit international, dont Sean Murphy, Anthea Roberts, Carlo Santulli, Christian J. Tams, Andrea Hamann, Antony Anghie et Phoebe Okowa. Sélectionné pour prendre part aux directions d’études animées par le professeur Mamadou Hébié, de l’Université de Leiden, il a également pu approfondir sa réflexion au contact d’autres doctorantes et doctorants ainsi que de praticiennes et praticiens du droit international.

Son passage à La Haye lui a aussi permis de faire avancer sa thèse. Il a notamment présenté l’état de ses travaux dans le cadre d’un réseau doctoral coordonné par Jessica Joly Hébert. Les échanges qui ont suivi lui ont permis de recueillir des commentaires sur certains aspects méthodologiques et analytiques de sa recherche.

«Les enseignements reçus et les discussions scientifiques de haut niveau ont nourri ma réflexion sur plusieurs dimensions du droit international et de l’arbitrage des investissements», souligne Sayouba Kaboré.

Des retombées pour ses travaux doctoraux

Les rencontres avec des spécialistes provenant de nombreux pays et les visites d’institutions comme la Cour pénale internationale, la Cour internationale de Justice et la Cour permanente d’arbitrage lui ont également permis de mieux saisir les réalités de la pratique du droit international.

De retour à l’Université Laval, Sayouba Kaboré poursuit ses travaux avec de nouvelles perspectives d’analyse sur la place du développement durable dans les régimes internationaux d’investissement. Les liens tissés au cours de son séjour ouvrent également la porte à de futurs échanges de connaissances et collaborations de recherche.